mardi 22 novembre 2011

La guerre de sécession et l'esclavage

Tout américain qui se respecte connaît bien la guerre de sécession, puisque c’est encore de nos jours le plus grand conflit interne aux Etats-Unis. Le conflit traite principalement sur l’égalité des hommes et l’esclavage, où l’on retrouve le Nord et Abraham Lincoln contre l’esclavagisme et de l’autre coté le Sud, approuvant l’esclavagisme. Dans l'extrait ci-dessous, le film Gods and Generals ne met pas l'aspect de l'esclavage comme étant un enjeu important et dépeint la guerre de sécession comme étant une deuxième geurre d'indépendance pour le sud.


 Le guerre de sécession débute en avril 1861 et se termine en 1865. Cependant, on retrouve encore bien des années plus tard les conséquences de cette guerre. En effet, dès les débuts d’Hollywood, on retrouve des grands classiques abordant ce thème comme Birth of a Nation (1915) ou bien Gone with the Wind (1939) et qui demeure encore présent de nos jours avec des films comme Gods and Generals (2003). Cependant, ces films sont souvent traités par rapport au fameux mythe de la cause perdu, ce qui signifie qu’ils abordent la guerre de sécession comme étant d’avantage axées sur le droit des États et très peu autour du sujet de l’esclavagisme. Le mythe de la cause perdu est souvent utiliser, entre autre au cinéma, dans le but de réconcilier les États du Sud par rapport à ceux du Nord. Par contre, nous savons aujourd’hui l’importance irréfutable qu’avait l’esclavagisme à l’intérieur du conflit et que celui-ci était de premier plan, contrairement à ce que certain film associé à la cause perdue semble démontrer. Un spectateur de ces films ne ressentirait donc pas pleinement le conflit idéologique entre le Nord et le Sud sur l’esclavagisme, où le mythe à triomphé sur la réalité.
  
54e régiment noir du Massachussetts dans la production
d'Eward Zwick, Glory. Cependant, le 54e régiment du 
Massachussetts était constitué de noir libre et non d’ancien
 esclave

Cependant, on ne retrouve pas seulement que de grosses productions appartenant au mythe de la cause perdu, on en retrouve également des plus fidèles historiquement par rapport au mouvement de l’émancipation, qui met de l’avant l’importance des esclaves comme enjeu dominant de la guerre de sécession. Des films comme Glory (1989), bien que contenant quelques inexactitudes historiques comme le fait que  dans certaines batailles les camps ont été inversé en location, montre néanmoins l’importance de l’esclavage durant la guerre.

 
 



Les esclaves ne travallait que monoritairement
dans des grandes productions
commes les champs de cotons


Le stéréotype de la ménagère noir dans
Gone with the Wind

L’esclavagisme est souvent vu comme étant le moment de l’histoire américaine la plus honteuse. Cela pourrait expliquer pourquoi elle est peu évoquée dans les premières décennies d’Hollywood. De plus, la ségrégation et les conflits raciaux ont empêché de voir à l’écran des héros noirs au cinéma pendant longtemps. De plus, le code de censure de William Hays de 1934 empêchait de montrer aux grands écrans des relations sexuelles entre races différentes ainsi que des scènes avec un niveau de violence trop élevé. À cause de ceci, les films représentait les réalités des esclaves noirs sont peu authentique et dans aucun vieux films on ne retrouve les abus de violence que les noirs devaient subir de leur maître. On retrouve tout de même quelque trace de l’esclavage dans des films traitant de la guerre de sécession comme Birth of a Nation (1915) ou bien Gone with the Wind (1939). Cependant, l’esclavage ne se trouve qu’en arrière-plan dans ces films. Dans Gone with the Wind, l’esclavage est représenté par le stéréotype de la nourrice qui adore sa maîtresse. L’esclavage est donc représenté d’une telle façon qu’on pourrait croire qu’être esclave n’entrainait pas de conséquences majeures sur eux-mêmes. Dans Birth of a Nation, les noirs sont représentés comme travaillant dans un champs de coton, accompagné d’un autre stéréotypes, danse et chante pour accueillir les visiteurs du champs, le chant et la danse étant les seules qualités que les blanc attribuaient aux esclaves. Cela ne reflète en rien la réalité. En effet, comme l’affirme Portes, « Les quatre millions d’esclave des États-Unis en 1860  n’étaient pas systématiquement mal traités, car ils formaient une main-d’œuvre chère et difficile à remplacer ».  Si Portes affirme que les esclaves étaient difficiles à remplacer c’est parce que la traite d’esclave était interdite depuis 1808, donc la seul façon de devenir un esclave était d’être un descendant d’esclave. Bref, une fois en Amérique, ce ne sont pas tout les esclaves qui subissaient des mauvais traitements et les larges plantations de coton auxquelles ont les associes dans les films ne sont qu’une portion du travail auxquelles les esclaves étaient affectés. De plus, comme les indiens sur le grand écran, rarement retrouvait-on de vrais acteurs noir au cinéma. En effet, ils étaient souvent remplacés par des blancs couvert d’un large lot de maquillage noir.

Amistad de Steven Spielperg, qui s'intéresse à l'univers
peu exploré de la traite des esclaves
De nos jours, on ne retrouve plus réellement les conflits raciaux entre noir et blanc et la censure est moins étouffante qu’auparavant. Cela résulte donc que l’on peu représenté avec plus de fidélité la situation des esclaves noirs. Il suffit de penser à Amistad (1997) de Steven Spielberg qui raconte dans toute sa tragédie la traite des esclaves et qui lève le voile sur cet événement historique souvent ignoré pour pouvoir observer ce que les esclaves traversaient, bien que la reconstitution de l’événement ne soit pas parfaite historiquement.


 
 Sébastien Du Grenier